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Synopsis

L'âme de trois villes, à travers trois Cafés Chantants.

Trois façons de voir la vie depuis une table de café. Trois façons de dérober l'esprit d'une ville en musique. Trois façons d'être flamenco, depuis la vie intimiste de Grenade jusqu'au bouillonnement de Séville, en passant par Malaga et sa vocation maritîme, depuis les chaînes de montagnes de Grenade, les rudes fandangos de Güejar et La Peza, jusqu'au style délicat de la Soleá de Triana, en passant par la Bandolá et le Taranto du Cojo de Malaga. Terre, eau, feu. L'intimité du paradis fermé pour beaucoup de Soto de Rojas. Le cosmopolitisme "ultra" et délicat de Isaac Del Vando Villar.

Le 18 juillet 1936 n'est pas le premier jour du XXe siècle, mais bien le dernier du XIXe. Ceci, qui est devenu une certitude pour l'Histoire espagnole contemporaine, est parfaitement retranscrit sur la scène flamenca. La profondeur croît, se fait homme, dans une ambiance sèche, dans la discipline de la pureté, dans l'après guerre ascétique de Mairena. Derrière, reste la saine promiscuité adolescente du Café Chantant oú la Solea et la Malagueña coïncident, non seulement avec la Guajira et le « Cuplé », mais aussi avec le cirque, les danses américaines et françaises, la magie, le cinéma, les comparsas, les demoiselles lascives, jusqu'aux combats de vachettes. Tout cela dans le courant "ultraïste" d'Isaac Del Vando Villar, le surréalisme de Lorca et le "néo-populisme" de De Falla.

L'âge d'or du flamenco est une époque fraîche, extravagante, énergique, libre et spontanée. Les canons rigoureux sont bien loin, il n'y a pas de hiérarchie, ni dans le genre humain ni entre genres. C'est l'âge d'or du flamenco, oú l'art et l'homme sont en contact avec la nature.

Pendant que Juan Breva chante « avec un corps de géant et une voix de petite fille », Lorca et Isaac Del Vando écrivent sur les tables de marbre, Manuel De Falla abandonne pour un soir sa monastique retraite au "Carmen de Santa Engracia", pour se souvenir de son ami Debussy à travers l'œuvre unique - à peine trois minutes - qu'il a composé pour la guitare. C'est la première œuvre qu'il signe à Grenade, et il ne pouvait pas imaginer que ses restes reposeraient pour l'éternité à Cordoue, en «grandes pompes», de même que Lorca ne pouvait pas imaginer sa fin prochaine a Víznar. Le XXe siècle espagnol, celui qui débute le 19 juillet 1936, est celui de la diaspora culturelle et celui des exterminations de masses, physiques ou morales. La mort à grande échelle, la mort systématique, Auschwitz ou Guernica.

1936 est donc le temps du spectacle. L'année où l'on fusille Lorca. L'année où De Falla retourne aux tâches des ténèbres de Victoria pour échapper a une réalité insupportable, une année oú l'auteur de Cadiz devient un mort-vivant. L'année oú Del Vando Villar, pendant un voyage commercial a Saint Sébastien, est surpris par un soulèvement militaire á Madrid, où il séjournera durant tout le conflit, abandonnant alors la poésie comme exercice héroïque. L'année oú l'on ferme le dernier Café Chantant, le Kursaal de Séville.

Juan Vergillos

Équipe Artistique

Estreno en la XIV Bienal de Flamenco de Sevilla
7 de octubre de 2006. Teatro Central.


PROGRAMA

Café Kursaal
Dans l'enfer d'une nuit

Café de Chinitas
Paradis fermé pour beaucoup

Café Suizo
Jardin ouvert pour peu


FICHE ARTISTIQUE

danse Andrés Marín
collaboration spéciale au chant José Valencia, Segundo Falcón
guitare Salvador Gutiérrez
piano Pablo Suárez
percussion Antonio Coronel
voix off Pepe Marchena


EQUIPE ARTISTIQUE ET TECHNIQUE

scénario, dramaturgie Salud López, Andrés Marín
chorégraphie Andrés Marín
chorégraphie "trilla y martinete" Salud López, Andrés Marín
assistance chorégraphique Salud López
direction scénique Salud López, Andrés Marín
direction artistique Andrés Marín
direction musicale Salvador Gutiérrez, Andrés Marín
musique "Habanera en el sol" Antonio José Flores Muñoz
musique "Café Suizo" Juan Antonio Suárez García "Cano"
création lumières Francis Manneart
audiovisuel Yvan Schreck
documentation visuelle Laia Muran
assistance et documentation Juan Vergillos
ingénieur du son Rafael Pipió

distribution Andrés Marín Flamenco Abierto S.L.
production Andrés Marín / Junta de Andalucía, Consejería de Cultura / Arte y Movimiento, S.L.
collaboration Lugar de Creación endanza zona B
remerciements Jose Antonio Canales Rivera, Cécile y Loren, Humberto, Noemí Martínez Chico, Thome Araujo
durée 1hr 25 sin descanso

Tournée

DateSpectacleVilleThéâtre
07-10-2006EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍASevilla (ES)Teatro Central
25-01-2007EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍANîmes (FR)
26-03-2007EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍAGranada (ES)Teatro Municipal Jose Tamayo
11-04-2007EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍAMálaga (ES)Sala Cánovas
04-10-2007EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍACréteil (FR)La Maison des Arts de Créteil
09-10-2007EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍAMaubeuge (FR)
11-10-2007EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍABayonne (FR)
16-01-2008EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍAMontpellier (FR)
18-01-2008EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍAPerpignan (FR)Salle Charles Trenet
28-02-2008EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍAJerez de la Frontera (ES)Teatro Villamarta
05-04-2008EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍAFuenlabrada (ES)Centro Cultural Tomás y Valiente
22-05-2008EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍAAnnecy (FR)Théâtre Bonlieu
03-02-2009EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍAFoix (FR)L'Estive Scène Nationale de Foix
11-02-2010EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍASevilla (ES)Sala Joaquín Turina
04-05-2010EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍANarbonne (FR)Théâtre Narbonne
06-05-2010EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍASceaux (FR)Sceaux Scéne Nationale les Gemaux
07-05-2010EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍASceaux (FR)Sceaux Scéne Nationale les Gemaux
08-05-2010EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍASceaux (FR)Sceaux Scéne Nationale les Gemaux
28-05-2010EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍAChalon Sur Soane (FR)
28-05-2010EL ALBA DEL ÚLTIMO DÍA (FR)Espace des Arts

Presse

EL MUNDO 01/03/2008
"(...)un des grands moments de la soirée : la confluence de la Seguiriya de Valencia et la danse immense d'Andrés Marín, comme un mariage entre le pouvoir de la voix et l'intellectualité de la danse, qui se consume pour la gloire de l'art... Andrés Marín fait de la musique avec ses pieds et de la poésie surréaliste avec le corps."
(Manuel Martín Martín)


DEFLAMENCO.COM 25/01/2007
"Le génie d'Andrés Marín et la grande qualité des éléments qu'il a réunis dans cette œuvre, donnent lieu à une création fermement ancrée dans un flamenco plus classique, et à la fois resplendissant d'une image d'une absolue contemporanéité."
(Estela Zatania)


EL CORREO DE ANDALUCÍA 08/10/2006
"Hier soir on a vu et on a écouté le meilleur spectacle de cette Biennale... Andrés Marín est un danseur qui connaît comme personne le chant, la guitare, la musique andalouse, et cela l'amène à créer des merveilles comme ce que nous avons vu hier soir. Une œuvre innovante, pleine de détails artistiques, pourvue des deux meilleurs chanteurs que possède Séville en ce moment (Segundo Falcón et José Valencia)."
(Manuel Bohórquez)


EL PAÍS 09/10/2006
"Andrés Marín est un connaisseur de la Tradition, mais il fuit sa représentation mimétique et l'habille avec des costumes de son temps. Elégance et sobriété dans une danse géométrique qui se présente dépouillée dans sa recherche de l'essentiel."
(Fermín Lobatón)


ABC 08/10/2006
"La danse de Marín est géométrique... ses frappes de pieds sont nettes et assurées, et le plus remarquable sont ses conclusions rythmiques dans des genres comme la Soleá de Triana et la Bulería... L'oeuvre est très belle et le résultat magnifique: six hommes seuls, face à la nostalgie."
(Marta Carrasco)


DIARIO DE SEVILLA 08/10/2006
"Andrés danse beaucoup et très bien dans son style... ses postures, ses bras, le croisement de ses jambes et ses tours prennent des airs de danseurs d'autrefois comme Miracielos, el Estampío ou Antonio Bibao. Il a été incroyable dans les Seguiriyas, dans les Tangos, et dans la danse de Trilla..."
(Rosalía Gómez)


EL MUNDO 09/10/2006
"Ce montage est, sans aucun doute, la meilleure Première en danse de cette Biennale..."
(Manuel Martín Martín)


DIARIO DE SEVILLA 16/10/2006
"Bilan de la XIVe Biennale de Flamenco. MEILLEUR DANSEUR : Andrés Marín"

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