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Synopsis

Tuétano est un voyage vers le plus profond, un retour au plus organique. Dans une tentative, désespérée parce qu'aporétique, de retrouver les initiales de la terre, ce limon d'où tout procède et d'où tous nous sortons, « Me llamo barro aunque Miguel me llame » (Je m'appelle Miguel, mais je m'appelle argile ». Une danse comme un voyage à la semence. Explorer une obsession primordiale, celle qui cherche à retrouver le noyau commun. Dialoguer jusqu'à la moelle. Tuétano est aussi désir d'intégration : faire que la vitesse et la sophistication du monde entrent en harmonie avec la nature.

Pourquoi bougeons-nous ? Pourquoi l'être humain est-il en mouvement perpétuel ? Bouger pour ne pas mourir, comme si la vie en était l'enjeu. N'est-ce pas là une des raisons d'être de la danse ? Et dans ce flux, s'arrêter et méditer, en équilibre, être comme un point d'interrogation sur scène, l'être physiquement. C'est cela, « danser depuis la question ». Suspendre le temps, la voix, le geste, le mouvement et ouvrir la porte à la réflexion, à la méditation. Alors, la frontière entre le chorégraphié et l'improvisé s'efface. Car il faut aussi danser ses doutes, danser les transitions et les hésitations. Se dénuder et s'exposer aux intempéries, parce qu'au-­?delà du danseur, il y a la personne, avec toutes ses expériences et ses dés-expériences.

Et au centre de la scène, rien qu'un cercle de terre, la perfection et la simplicité ouvertes à l'éventail des symboles. Le but, c'est le chemin. Le défaire. Créer du passé.

L'écrivain Juan José Millás a écrit que l'huile est le seul liquide qui pénètre le marbre, et qu'on s'en aperçoit parce qu'il reste ensuite à la surface une tache indiquant l'endroit de la pénétration. La surface lisse et froide de la mémoire est pleine de ces taches, chacune d'elles renvoie à une filtration. Chaque filtration est une goutte flamenca qui nous relie au médullaire.

Et au coeur du médullaire, il y a l'Autre, celui sans lequel le voyage est impossible. Concha Vargas est un écho de Lucy, figure de femme mère et de déesse noire, avec ses hanches larges et telluriques. Généreuse, battante, ancrée dans le sol, s'arrondissant telle une planète. « Cobre amarillo, su carne, huele a caballo y a sombra » (Cuivre jaune, sa chair, sent le cheval et l'ombre). Concha, « ¡lejana y dulce, en tuétano metida! » (Lointaine et douce, toute entière substance).

La voix du cantaor, dans toute son essence, ascétique et profonde. Le cri flamenco, le « son noir », « la pena que se filtra en el tuétano de los huesos » (la peine qui s'infiltre jusqu'à la moelle des os).

Face à tant d'absolu, le danseur, cherche, s'interroge, réfléchit et affronte le cercle, le mystère des origines, qui n'est sans doute qu'un mystère intérieur. Et il essaie d'exprimer, de faire entendre, mien encore, de faire expérimenter la densité de la quête, tenant le spectateur en haleine. Faire en sorte qu'il partage un fragment de cette transe, de cette mystique laïque.

Jean-François Carcelén

Équipe Artistique

coproduction & première Montpellier Danse Festival 2012

danse Andrés Marín
artist invitée (chant) Tomasa Guerrero 'La Macanita'
artist invitée (danse) Concha Vargas
guitar electrique Raúl Cantizano
percussion off Luís Tabuenca

chorégraphie Andrés Marín
direction artistique et scénique Andrés Marín
conception lumieres Laurent Benard
son Fali Pipió
regisseur Pepe Távora
costumes Teresa Baena

conseil litteraire Jean-François Carcelén
texte poétique Antonin Artaud
Citations Antonin Artaud tirées de Pour en finir avec le jugement de Dieu et Le pèse-nerfs et autres textes (Editions Gallimard). La question se pose de... extract de Pour en finir avec le jugement de Dieu oratorio-rock mis en scène par Natacha Dubois, L'infini dehors/théâtre.

production executive et management Daniela Lazary
production Montpellier Danse Festival 2012 / Arte y Movimiento Producciones / Andrés Marín Flamenco Abierto
distribution Arte y Movimiento Producciones / Andrés Marín Flamenco Abierto

remerciements: Bartabas, Roser Montlló Guberna y Brigitte Seth - Cie. Toujours après Minuit, Salud López and Mercat de les Flors

Tournée

DateSpectacleVilleThéâtre
23-06-2012TUÉTANOMontpellier (FR)Montpellier Danse
24-06-2012TUÉTANOMontpellier (FR)Montpellier Danse
11-09-2012TUÉTANOSevilla (ES)Bienal de Flamenco
08-11-2012TUÉTANOManresa (ES)Fira Mediterranea
18-01-2013TUÉTANOMulhouse (FR)Théâtre La Filature
21-01-2013TUÉTANOChalon-en-Champagne (FR)Théâtre La Comète
14-01-2014TUÉTANONîmes (FR)Festival de Nîmes
29-05-2015TUÉTANOSceaux (FR)Théâtre des Gemeaux
30-05-2015TUÉTANOSceaux (FR)Théâtre des Gemeaux

Presse

LIBERATION 24/06/2012
"On pense à la folie de Goya, il y a ici le même excès de vie. Ce flamenco-là aurait été interdit par Franco. D'où l'urgence de le montrer, comme une prémonition."
(Marie-Christine Vernay)


ETER DANZA 28/06/2012
"Cette création semble être la proposition la plus osée de tout son répertoire et va clairement contre tout modèle pré-établi."


DEFLAMENCO.COM 13/09/2012
"Il est l'un des plus grands génies actuels de la danse, et celui qui réussi le mieux à franchir des voies risquées et expérimentales sans perdre de vue le flamenco. Et c'est ça le miracle Andrés Marín. Ce flair qui rarement lui manque et qui lui permet d'explorer les possibilités du flamenco en regardant toujours au-dessus de l'épaule pour le ramener du jadis. C'est une façon intelligente de voir le flamenco avec des yeux de nouveaux... L'habitude rejoint le jamais, et apparaît ce fondement essentiel que Marín halète."
(Estela Zatania)


EL PAÍS 12/09/2012
"Andrés Marín s'éloigne des sentiers battus et des lieux communs, qui s'augure dans une mise en scène nue, intense, obscure, parfois gothique, parfois tétrique, soutenue exclusivement par sa danse. Le son de ses pieds précis et sa silhouette austère laisse des images statiques à l'effet indiscutable, mettent en scène la solitude absolue."
(Fermín Lobatón)


JEREZJONDO.COM 13/09/2012
"Andrés Marín se base sur un texte de Antonin Artaud pour arriver au fin fond de l'os, traversant la chair, l'âme et le coeur s'il en faut, encerclant l'origine de tout et de tous, et il arrive à ses fins. La profondité est tellement immense que nous la voyons noire, nous avons peur, nous sentons la tension jusqu'à l'os, jusqu'à la moelle..."
(Manuel Sualis)


FLAMENCO-WORLD.COM 13/09/2012
"(...) una proposición que supera lo arriesgado, para tantear lo kamikaze. Pero él lo sabe y lo asume y no le importa y lo afronta y, además, nos enseña qué es la valentía de un artista sobre un escenario."
(Silvia Calado)


BIENAL X MEDIO (Giralda TV) 14/09/2012
"Con Tuétano, Andrés Marín ha superado la complejidad de su universo creativo."
(Antonio Ortega)

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